9 décembre : naissance de Jean Mermoz, un grand Français.

Le 9 décembre 1901 naissait à Aubenton (Aisne), celui qui deviendrait un aventurier, un pionnier et un pilote français de légende.
Il serait aussi un ardent militant patriote.

Par son physique (il était surnommé « l’archange »), son audace et son endurance, Jean Mermoz fut le plus populaire des pilotes de l’Aéropostale.
Cette compagnie aérienne s’illustra entre les deux guerres en établissant au prix d’immenses efforts les premières liaisons postales aériennes entre la France et l’Amérique du Sud.
Il devint immensément célèbre après sa capture par les Maures le 22 mai 1926, suite à un atterrissage forcé de son Breguet XIV dans le désert au cours d’un vol Casablanca-Dakar. Son interprète et lui furent libérés contre une rançon de… mille pesetas.

Mais Mermoz, abandonné en plein désert, dut gagner à pied par ses propres moyens le poste d’escale de Cap-Juby, tenu par Antoine de Saint-Exupéry. Plus de détails sur son itinéraire de pilote ici.

Mermoz rejoignit le mouvement des « Croix de feu » (en tant que « Volontaire national »), une ligue patriotique dirigée par le colonel de La Rocque, tout en menant des activités caritatives.
Après la dissolution des ligues par le « Front populaire », Jean Mermoz cofonda le puissant Parti Social Français (successeur des Croix de feu) dont il fut vice-président jusqu’à sa mort.
Il disparut en effet prématurément le 7 décembre 1936, quand son avion s’abîma en mer.

Citons-le :
« La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »

C’était un 8 décembre…

1854 : le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge (fêtée dès le Moyen Age) : « dès le premier instant de sa conception, par grâce et privilège du Dieu tout-puissant, la bienheureuse Vierge Marie a été préservée du péché originel ».
On organisait (en France, les traditionalistes le font toujours) des processions ce jour.

1864 : encyclique Quanta Cura du pape Pie IX qui condamne le libéralisme, le rationalisme, le naturalisme, le communisme et le socialisme. On peut la lire en français en fin de cet article.

1904 : mort de Gabriel Syveton, responsable de la Ligue de la patrie française, et député de Paris depuis 1902 (sous les pressions de Jaurès, il sera invalidé et réélu deux fois).
Agrégé d’histoire, ce condisciple de Léon Daudet avait giflé le général André, ministre de la Guerre, le 4 novembre 1904 à la chambre des députés, à l’occasion de l’affaire des fiches.
Arrêté le 10 novembre, relâché et devant être jugé devant la cour d’assises le 9, il est retrouvé le 8 au matin, mort par asphyxie dans son cabinet de travail. Véritable chef de la campagne électorale nationaliste de 1902, ce brillant Rastignac, qui risquait de mettre la République en danger, avait été assassiné, soit par la police politique, soit par la franc-maçonnerie. Sa disparition sonne le glas du nationalisme non monarchiste et laisse la voie ouverte à l’Action française.

1923 : obsèques nationales de Maurice Barrès (livres ici), père du nationalisme français, en présence du chef de l’Etat, du chef du gouvernement, du maréchal Foch, etc.

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Bonne fête de saint Nicolas !

saint-nicolas-viveLe 6 décembre, c’est la Saint Nicolas, évêque de Myre (Anatolie du sud-ouest).
Un grand saint populaire aussi bien en Occident qu’en Orient, et dont est inspiré le très laïc « Père Noël », qui l’a hélas largement remplacé.

Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu’il est le saint patron de beaucoup : navigateurs, écoliers, prisonniers, avocats, etc.
Le fait extraordinaire le plus célèbre qui lui soit attribué est la résurrection de trois enfants qui avaient été tués par un boucher.

Saint Nicolas et Pierre le noir en Belgique. Bientôt interdit pour racisme ?

La Saint-Nicolas est une fête principalement tournée vers les enfants. C’est une tradition encore vivace dans plusieurs pays européens (du Nord et de l’Est). En France, c’est surtout au Nord et Nord-Est (en Flandre française, dans les Ardennes, en Franche-Comté, en Alsace où elle est fortement ancrée, et en Lorraine dont saint Nicolas est le saint patron).
Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants par un homme déguisé selon une certaine image de Saint Nicolas.

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Saint Nicolas – Évêque et Confesseur

Saint Nicolas, surnommé le Grand, est aussi populaire en Orient qu’en Occident. Sa personnalité a été transformée par la légende.
Encore jeune homme, il aurait jeté discrètement des aumônes par une fenêtre pour sauver l’honneur de trois jeunes filles; ce fait est rappelé de nos jours par la fête enfantine où l’
on attribue à la générosité de saint Nicolas les cadeaux trouvés sous la cheminée.
Dieu le glorifia par des miracles sans nombre, et l’Église, en raison du pouvoir qu’il avait sur le feu, nous fait demander d’être par son intercession préservés du feu de l’enfer. Après avoir renoncé à de grandes richesses, il fut élu archevêque de Myre, il prit part au concile de Nicée, où fut condamné l’arianisme. Il mourut en 324. Ses reliques sont conservées à Bari (Italie).

Le culte de saint Nicolas se répandit en Occident à l’époque des Croisades.

 

« La légende de Saint Nicolas » ou « le miracle de St Nicolas » , chanson très ancienne qui se chantait sous forme de cantique dès la fin du 16e siècle. La présente version fut recueillie par Gérard de Nerval en 1842 dans le Valois (nord est de l’Île de France) et devint vite populaire dans les milieux intellectuels du 19e siècle.
Paroles :

656e anniversaire de la naissance du franc

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N’oublions pas notre monnaie nationale, outil indispensable de notre souveraineté et de notre santé économique.
L’espoir de la retrouver prochainement grandit régulièrement.

Le 5 décembre 1360, les premiers francs sont frappés à Compiègne, pour aider à payer la rançon du roi Jean II de France (capturé par les Anglais le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers).
Dénommé le « franc à cheval », il s’agit en fait d’un écu pesant 3,87 grammes d’or fin et valant une livre tournois ou 20 sols.
Le roi y est représenté sur un destrier, armé d’un écu à fleur de lys et brandissant l’épée, avec le terme « Francorum Rex » (Roi des Francs).

Bien que le mot « franc » signifie « libre », il est plus probable que le nom de la monnaie vienne tout simplement de cette inscription.
Le roi, lors de son retour, instituera officiellement cette monnaie, avec en ligne de mire la fin des dévaluations qui se sont répétées durant la première moitié du siècle :
« Nous garderons monnaie stable qui puisse demeurer en un état le plus longuement que l’on puisse bonnement et qui ne grèvera point notre peuple ».

On est loin des préoccupations des États et des banques d’aujourd’hui…

C’était un 4 décembre : mort de Maurice Barrès

Le grand écrivain patriote Maurice Barrès s’est éteint le 4 décembre 1923 à son domicile de Neuilly.
Il fut l’un des principaux fondateurs du nationalisme français (moderne).

« A ma mort, il faudra me conduire dans l’ombre du clocher de Sion […] J’ai soif d’éternité ».

« C’est une colonne qui s’écroulait » selon le mot de Maurras.

Régionaliste lorrain et nationaliste français, il laisse une œuvre littéraire conséquente et un riche héritage politique, même si d’un point de vue contre-révolutionnaire, un devoir d’inventaire s’impose.

Barrès développe une mystique nationale et se fait le chantre, lyrique, de l’enracinement.

Nous recommandons la lecture des Déracinés, pour le bagage de tout Français cultivé.
Yves Chiron a écrit une solide biographie de Barrès, disponible ici.
On peut trouver d’autres livres de et sur Barrès ici.

Le document sonore ci-dessous est le seul où l’on peut entendre sa voix.

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Émission du 1er novembre 2016

Pour cette émission diffusée en direct sur Radio Courtoisie le 1er novembre 2016 à 21h30, je recevais :

Parmi les annonces :
– ce Libre journal passe du mardi des semaines B du cycle de Radio Courtoisie, au jeudi des semaines A. La prochaine émission aura donc lieu le jeudi 24 novembre.
– Colloque du Centre d’étude et de prospective sur la science (cliquer ici pour les détails).
– Le mouvement Renouveau français cherche un local (prêté ou à loyer amical) à Paris : cliquer ici pour le joindre si vous pouvez l’aider.
– Alain Pascal dédicacera ses livres le samedi 26 novembre de 15h à 18h, à la Librairie française, 5 rue auguste Bartholdi, 75015 Paris, Métro Dupleix.

Vous pouvez écouter la radio en direct sur son site ou sur la bande FM :

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Émission du 24 novembre 2016 : Bible et science ; évolution ou création ?

Pour cette émission diffusée en direct sur Radio Courtoisie le 24 novembre 2016 à 21h30, je recevais :

Parmi les annonces :

– Alain Pascal dédicacera ses livres le samedi 26 novembre de 15h à 18h, à la Librairie française, 5 rue auguste Bartholdi, 75015 Paris, Métro Dupleix.

Vous pouvez écouter la radio en direct sur son site ou sur la bande FM :

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Il y a 100 ans : mort de Charles de Foucauld

Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld était assassiné par des Senoussis et des Touareg ajjer dissidents, armés par les services secrets allemands.

Ancien saint-cyrien, après une vie dissolue, il s’était converti.
Passé par la Trappe, en quête d’un idéal de pauvreté, d’abnégation et de pénitence encore plus radical, il s’était fait ermite.
Devenu prêtre, il s’était finalement installé en 1905 dans le désert du Hoggar, pratiquant la Charité envers les musulmans alentour, dont il avait gagné l’estime.
On doit à cet homme fascinant un dictionnaire touareg-français et la fondation des Fraternités des petits frères du Sacré-Coeur.

Il a été béatifié en 2005, le Vatican moderne ignorant probablement certaines de ses conceptions (charitables et de bon sens) :

« Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure.
Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes. » (lettre à René Bazin du 29 juillet 1916.)

C’était un 20 novembre : mort de Jose Antonio Primo de Rivera et Francisco Franco

En 1936, alors que l’avancée nationaliste est bloquée à la hauteur de la cité universitaire de Madrid, à Alicante, le fondateur de la Phalange espagnole est fusillé, à l’âge de 33 ans, par le Front populaire arrivé au pouvoir quelques mois plus tôt.

Fils du général Miguel Primo de Rivera, dictateur en Espagne entre 1923 et 1930, cet avocat, artisan de la doctrine « nationale-syndicaliste », reste une figure marquante du nationalisme en Europe.

A son propos, on pourra lire la solide biographie que lui a consacré Arnaud Imatz, ainsi que Présence de Jose Antonio sous la direction d’Olivier Grimaldi, ou encore, concernant son « procès » : Face à face.

C’est aussi un 20 novembre (1975), qu’a été appelé au tribunal divin le « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios ».

Tous deux reposent maintenant dans le Valle de Los Caïdos, le grand mausolée de la Guerre civile (construit à l’initiative du général Franco et où sont enterrés des combattants des deux camps).

Ce lieu fut pendant des décennies un rendez-vous des nationalistes d’Europe occidentale qui s’y retrouvaient vers le 20 novembre, mais les rassemblements à connotation « politique » (c’est-à-dire les hommages à Franco ou Primo de Rivera) y sont proscrits par les gouvernements espagnols depuis quelques années.

Voici un extrait d’article paru dans la revue nationale L’Héritage au sujet de ce « lieu à part » (à l’époque des rassemblements patriotiques sur place) :

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Testament de Marie-Antoinette, reine de France assassinée par les républicains un 16 octobre

Le 16 octobre 1793, à 4H30 du matin, soit 8 heures avant son exécution, la Reine rédige sa dernière lettre, à l’adresse de la sœur de Louis XVI, Marie-Elisabeth.
Ce sera son testament.

«C’est à vous, ma soeur, que j’écris pour la dernière fois : je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments.

Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants : vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse! J’ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eus deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. LIRE LA SUITE « Testament de Marie-Antoinette, reine de France assassinée par les républicains un 16 octobre »