Un 17 octobre : la tragique bataille de Cholet

La Rochejacquelein au combat de Cholet

Ce 17 octobre 1793, la grande « Armée catholique et royale », après une suite de victoires inattendues et une progression fulgurante, se trouve près de Cholet, qu’elle essaie de reprendre.

Mais l’endroit est bien défendu par Kléber, Marceau et Westermann notamment, et 40 000 combattants vendéens (sans artillerie ni munitions après un revers la veille) sont cernés par trois armées républicaines.

Ils tentent de rompre l’encerclement ; le sort de la bataille reste longtemps indécis, mais après plusieurs assauts qui finissent au corps à corps, les Vendéens doivent constater leur échec et battre en retraite.

Cette première grande défaite est décisive et signe, à terme, la victoire des républicains antichrétiens et de la Maçonnerie.

Le bilan est lourd, avec des milliers de morts de chaque côté.
En bons républicains, les « Bleus » achèvent 400 blessés.
La bataille de Cholet coûte la vie à plusieurs chefs vendéens : Lescure, d’Elbée, Bonchamps…

L’Armée catholique et royale doit retraverser la Loire pour continuer le combat. C’est le début de la tragique « virée de galerne ».

Bonchamps, mourant, exige et obtient de ses hommes la grâce de 5 000 prisonniers bleus ne pouvant passer la Loire.
Un geste d’une grande noblesse mais qui coûtera cher, la Convention renvoyant ces hommes ravager l’Ouest catholique.

Ci-dessous Les bleus sont là, un chant d’époque ici interprété par le Chœur Montjoie-Saint Denis (disque disponible ici).

Commentaires

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One thought on “Un 17 octobre : la tragique bataille de Cholet

  1. Quelle beauté dans cette musique !

    Après mon adolescence, qui fut perturbée par diverses circonstances – l’une d’elle étant l’incompréhension de ma part, ou la rigueur exagérée de mon grand-père, qui était un homme de caractère puissant, qui s’est peut-être fait mal en étant de même trop rigoureux envers lui-même, il eut une maladie de coeur qui semble expliquée par cette exigence envers les gens qu’il aimait et, pour commencer avec lui-même – j’ai exploré une théologie autre que chrétienne, un peu sous l’influence de ma mère, qui elle-même avait bénéficié des questions que son père se posait sur certaines choses. Le bouddhisme, méditatif, profond, cohérent du fait de cette loi de cause à effet, le karma. Puis hindoue, dont Bouddha lui-même était issu – j’avais besoin d’un certain recul pour comprendre certaines choses.

    Et dans cette musique, le sens du sacré, éternel, omniprésent, se perçoit immédiatement, profondément.
    Le chant de « Montjoie et Saint Denis » peut être entendu, je le sens, partout sur terre par des gens sensibles à la noblesse.
    « Vendéen, mon fils » de même.
    Dans « Les Mariés de Vendée », ce naturel délicat, cette beauté immédiatement ressentie sont certainement les mêmes que ceux dans lesquels tous les gens civilisés baignent en de telles circonstances sur toute la Terre.

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